Recettes d'été

Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 19:03
Elodie, adorable brunette et fantastique amie, nous régala, lors de son passage à Barcelone, de petites bouchées / galettes à la courgette et à la feta. Sitôt qu'elle s'en fût retournée vers Paris, prise de nostalgie, je m'attelais à la confection de ces bouchées (bocados en espagnol) savoureuses, en y rajoutant toutefois des pignons, pour les servir lors dun "pica pica en casa" pour célèbrer comme il se doit la fin de l'été et oublier la "vuelta al cole" (ou encore la rentrée).

Pour 20 bouchées environ il vous faut:
  • 2 courgettes
  • 1 plaquette de feta
  • 2 oeufs
  • 100 g de pignons
  • le zeste d'un citron entier
  • sel, poivre
  • 1 bouquet de menthe
  • de la mie de pain rassise (1 à 2 tranches)

Dans un saladier, commencez par râper les courgettes. Ajouter les 2 oeufs, salez, poivrez, mélangez. Puis, zestez un citron entier, emiettez la feta. La fete doit être très présente, c'est à dire que le mélange doit être assez "blanc" à vue. Si vous avez utilisé des courgettes charnues, n'hésitez donc pas à rajouter de la feta. Ciselez le bouquet de menthe et rajoutez les pignons que vous aurez faits griller à sec dans une poele. Terminez par la mie de pain dépiautée pour rendre le mélange moins liquide.
Après, c'est au choix... Soit vous réalisez des galettes en déposant une petite quantité d'appareil sur une feuille de cuisson soit vous utilisez des mini moules à muffins (ce que j'ai fait).
C'était délicieux, frais, l'esprit d'Elodie flottait dans la salon... Nous les avons dégusté accompagnés de pimientos del padron poêlés, de hoummous cacahueté tout en nous désaltérant de Cava. "On dirait le Sud..."

En cette fin de dimanche, faisons donc un  poil d'exercice et sautons du coq à l'âne...
J'ai eu la jolie suprise, suite à une recette envoyée pour le concours Désabricotez-moi, de recevoir un email de 750 G proposant de me faire le portrait... Il y a des jours où l'ego se fait plaisir...
Si jamais ça vous interesse d'en savoir un peu plus, vous pouvez trouver le portrait en ligne ICI. Si ça vous interresse point, promis, je l'prends pas mal !!!


Par Manouche - Publié dans : Recettes d'été - Communauté : 1...2...3...Miam Miam
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 13:57
Tournicotez, tournicotons ! Le site 750g.com organise un concours "Désabricotez moi" jusqu'au 31 août. Dites donc, ça tombe comme Mars en Carême, je viens de faire des cupcakes aux abricots !
Acidulés et fondants, ce sont, jusqu'alors, mes préférés. Pour la recette, cliquez ici et vous l'aurez en intégralité...
Et pour vous mettre l'eau à la bouche...

Vue d'extérieur :


Vue d'intérieur :


On pourrait penser que le glaçage est superfétatoire... Et bien non ! Il apporte une note de fraicheur et de moelleux supplémentaire. Si vous n'avez point envie de vous farcir le remplissage des caissettes à muffins et le glaçage individuel, vous pouvez décliner la recette en multipliant les ingrédients et faire cuire dans un grand moule carré. Vous glacerez ensuite à la spatule et découperez des petits carrés pour faire des moelleux.
Quel dommage que la saison des abricots se termine déjà...
Par Manouche - Publié dans : Recettes d'été - Communauté : 1...2...3...Miam Miam
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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 15:56

Me voilà de retour ! Fini Paris et la Grande Epicerie, Bonjour Barcelone et son requeson (bon là j'avoue, c'est pour la rime, le requeson c'est une sorte de brousse ou ricotta espagnole).
Autant prévenir tout de suite, ma seule excursion gastronomique fut d'aller musarder à la Grande Epicerie de Bon Marché d'où je n'ai pas pu ramener tout ce dont j'avais envie vu que le taux de remplissage optimal du sac de voyage était déjà atteint...

Allez savoir si ce sont les 30º degrés qui trainent dans l'azur mais l'homme chéri et moi-même avions envie de choses fraiches et croquantes. J'ai donc vite fait couru au marché pour acheter de quoi faire cette salade croquante simplissime.

Pour deux, j'ai épluché et coupé :
- 4 tomates
- 2 petits concombres
- 1 poivron jaune
- 2 belles carottes (bio cette fois-ci)
Peler les tomates (facile, de l'eau bouillante, une incision en croix, quelques minutes et zou, plus de peau !) car ça change vraiment tout, éplucher les concombres en laissant quelques lignes de peau verte, égrainer le poivron et éplucher les carottes. Là, armez-vous d'un bon couteau et de patience car il va falloir découper tout cela en petits dés, à moins d'avoir un alligator ou autre caïman, n'est-ce-pas Mamina ?

Une fois tout cela bien découpé, on met dans un saladier et on arrose juste d'un filet d'huile d'olive et d'un jus de citron. Et là je dégaine et j'étrenne ma trouvaille parisienne : les salières avec plein de trucs dedans...
 La preuve en image ! J'ai donc mouliné au-dessus du saladier le "Oh!Zone" composé de : cristaux de sel de mer, fenouil, gingembre, zestes de citron, coriandre, graines d'anis, cardamone, menthe, céleri. Oh!Saveurs... Ça a donné à cette croquante salade un tonus supplémentaire sans toutefois en masquer la fraîcheur simple. Si vous n'avez pas cette salière magique, émincez de l'ail frais et un petit oignon rouge et rajoutez au cubes colorés !

On peut aussi présenter cette croquanterie en verrines (je préconise l'usage de verres larges et bas), en monticules, en tour d'assiettes comme accompagnement.. bref mieux que ce que j'ai fait ici même !

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Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /Août /2006 16:07

Petite adaptation du panier feuilleté vite fait, cette fois-ci en tarte car la maison s'était remplie d'amis, pour mon plus grand bonheur. Après avoir tergiversé pendant une heure : qu'est-ce qu'on fait ? On sort ? On sort pas ? Question ô combien simple à résoudre quand on n'a pas passé la nuit à boire de chupitos de rhum vieux (à ce moment-là, j'aurai bien déguster aussi le Rhum à ranger de Melle Gudule) en refaisant des bouts de monde (parce que le monde entier là ça va faire trop...).

Bref, y'a pas à tortiller du cul pour marcher droit disait l'ancêtre, finalement nous sommes restés à la maison après que j'eusse extrait du frigo les éléments suivants :
- Une pâte feuilletée
- Tapenade noire
- Tapenade rouge
- Ricotta
- Chêvre frais en buchette
- Billes de mozzarella
- 4 fines tranches de poitrine fumée
- 5 pimientos del padron

- Romarin à foison

Vous comprenez désormais pourquoi ce feuilleté a du mal à se situer géographiquement : Sud, Italie, Berry, et remontée au ch'Nord ! Un peu une pissaldière qui se serait prise pour une pizza qui se serait prise pour une flammenküche qui se serait prise pour une quiche... Bref !
Après avoir tartiné la pâte feuilleté de tapenade noire puis de tapenade rouge (aaaah ces jolies spirales colorées... ressers moi donc un verre !), on étale une fine couche de riccotta. Puis on découpe le chêvre en tranches fines qu'on répartit sur la surface. Ensuite, on coupe les tranches de poitrine fumée en morceaux assez larges, on les installe gentiment, on fait rouler les billes de mozzarella et on parsème de romarin. Pour finir, on dispose les pimientos del padron (petits piments ou poivrons dont je vous reparlerais plus tard) aux 4 coins de la tarte, comme les 4 points cardinaux, et le dernier au milieu, histoire de la reboussoler un peu avant cuisson !

Après la cuisson, voilà ce que ça donne :
 Avec les chutes de la pâte, j'avais rajouté des croustilles...Avec ça, on s'était fait une simple salade de roquette. Incertain géographiquement, ce feuilleté l'était assurément, mais c'est certains d'eux que mes amis m'ont assuré qu'il était délicieux...

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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /Août /2006 09:53

Attention, attention ! Boqueria versus Jardins de l'Ain ! A ma gauche La Boqueria, The marché barcelonais, assailli chaque jour par touristes et résidents (je vous ferais un jour un billet sur la Boqueria, endroit fabuleux dont il faut savoir éviter les pièges) et à ma droite, un jardin de l'Ain. A ma gauche, les reines-claudes choisies par moi-même ou plutôt par l'auguste vendeuse et à ma droite, les reines-claudes  gracieusement ramenées par un ami... Bon ben du coup, ça fait beaucoup de prunes dans la cuisine !

Allons-y donc pour une tarte aux prunes. Pas vraiment vraiment original je le concède mais moi j'aime, et quand on aime, on compte pas le nombre de tartes aux prunes déjà présentes sur les blogs comme la petite merveille de Flagrants Délices.

On fait une pâte sucrée, la même que celle de la Tarte aux MiChoKos, qu'on fait cuire à blanc pendant 5 à 10 minutes, juste histoire de la raidir un poil. Et c'est là qu'on sort le pot du truc qu'on vient de découvrir et dont on ne peut plus se passer : Almendrina ou l'amande est mon amie... Imaginez seulement une sorte de pâte d'amandes crémeuse. Celui ou celle qui n'a jamais prié secrètement pour avoir dans son assiette la rose en pâte d'amandes du rituel fraisier  d'anniversaire (beurk) pourra difficilement comprendre l'addiction développée pour ce produit 100% naturel et 400% calorique...

On étale donc une fine couche d'Almendrina sur le fond de tarte et on dispose ensuite harmonieusement les reines-claudes denoyautées côté bombé vers les haut. En plus d'être délicieuse, l'Almendrina permet aux prunes de se tenir fières et droites. On sucre légèrement et on met au four pendant une vingtaine de minutes.

Et voilà le résultat !
Les reines-claudes de l'Ain, plus génereuses dans leur rondeur, ont servi pour l'extérieur de la tarte et celles de la Boqueria plus petites et plus foncées pour l'intérieur. Résultat du match : égalité de saveur et d'acidulé, équilibré par la douceur sucrée de la crème d'amandes. Je vais d'ailleurs m'en refaire une part illico presto !


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Lundi 14 août 2006 1 14 /08 /Août /2006 09:10

Attention aux âmes sensibles... Cette recette est d'une simplicité déconcertante ! A ne surtout pas entreprendre si vous avez envie de vous affairer des heures en cuisine...

Peut-être vous souvenez-vous des saltimbocca d'avant-hier et de leur romarin ? Ce romarin dont je ne saurais me passer et qui embaume l'été, si furtif soit-il cette année. Du romarin, il m'en restait pas mal justement ! Et pour continuer à croire en l'été, j'avais z'envie de poulet grillé (pas au BBQ... en ville, voyons !). Donc, la chose la plus longue à faire pour cette recette, c'est de laisser ramollir du beurre avec plein de romarin dedans et des éclats d'olives noires. Trop dur non ? Mais pourquoi du beurre ! Avec le romarin et les olives, l'huile d'olive semble pourtant le meilleur choix... Allez savoir, dans ma tête de dimanche, le beurre accrocherait mieux les saveurs à la peau du poulet, et il la grillerait mieux.

Donc, une fois le beurre bien ramolli, on le travaille en pommade. On installe ces cuisses de poulet sur la grille du four et vas-y que je te tartine de beurre en long, en large et en travers...
Là où ça demande un peu d'attention, c'est pendant la cuisson. On récupère le gras qui tombe dans la lèche frite et on le redépose sur les cuisses de poulet. Un sourire point quand l'homme chéri lève la tête de son écran et s'exclame "mais ça commence à sentir drôlement bon dis-moi". On soupire d'aise et on passe au grill pile et face.

Et avec ça, qu'est-ce qu'on sert ? Ben voyons... des pâtes al dente !
De ce beurre manié au romarin et olives, on en aura gardé l'équivalent de 2 cuillères à soupe. Une fois les "fusilli" egouttés, on les verse sur le beurre brûlant, on rajoute encore quelques éclats d'olives noires  et on parsème du parmesan râpé à l'instant. L'odeur alléchante qui se répandait dans toute la maison n'était point traitresse. C'est juste délicieux. Moelleux et grillé à la fois avec les saveurs du romarin et de l'olive bien présentes mais atténuées juste ce qu'il faut par la tendresse du beurre.
Y'a des dimanches comme ça où la simplicité touche au bonheur...

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Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /Août /2006 09:25

Après la merveilleuse soupe glacée de melon aux agrumes de Fabienne, et les déclinaisons non moins alléchantes qui s'épanouissent sur les blogs, je me suis dit "ben pourquoi pas moi ?".
Mais n'ayant pas sous la main de melon de Cavaillon ou autre melon à la chair orangée et à la pulpe ferme et juteuse - arrêtez-moi je m'égare - je décidais de me tourner vers d'autres rondeurs fraîches z'et colorées,j'ai nommé la pastèque.

Pour pulser le goût de cette pastèque, il me restait deux pêches blanches. A Barcelone, les pêches blanches sont très rares, malheureusement car je suis une adepte de leur saveur et chair délicates... Mais, miracle de l'exportation et curiosité d'un producteur allez savoir, j'en trouvai chez le primeur. Petite anecdote : la variété de ces pêches blanches se nomme "Gabatxo" en catalan (le x se prononce ch). Or "Gabatcho" n'est ni plus ni moins qu'une appelation péjorative des français !

Le reste, vous connaissez par coeur...
On épluche, on tronçonne, on sucre si on veut, on rajoute le jus d'un citron (vert dans mon cas) et zou Monsieur Mixer. C'est décidemment la star de l'été Monsieur Mixer, entre les Gazpachos multiples, les veloutés et les soupes glacées, on peut pas dire qu'il prenne des vacances !
Ensuite on passe au chinois histoire de retenir les graines... et on met au frigo, si, si... pour être en accord avec le "glacé" du titre. Sinon, ça nous donne soupe tiedasse de pastèque et là, ça fait moins envie forcément !

Pour les plus gourmands (qui a dit moi ?), on peut rajouter un nuââââge de chantilly... Ça tombe comme Mars en Câreme dites moi (ah la saveur des expressions d'autrefois !), il m'en restait de la recette des crêpes à la framboise et à la chantilly Lemon Curdée. J'ai pas pu résister... pis c'est histoire de marier deux textures on va dire... Après tout ça, je vois la vie en rose !

              

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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 09:07

Quand l'Italie vient à la rencontre de l'Espagne...

Avant de vous livrer cette recette, je me dois de rendre un hommage à celle qui me l'a offerte cette recette... Ma maman !  Etant baignée depuis l'enfance dans les odeurs de tartes aux pommes, gratins de courgettes, frichtis maison qu'elle accommodait à renfort de lardons, oignons et vin blanc et qu'elle faisait en un tour de main, il y avait de fortes chances que le virus me prenne... Qui plus est, j'appartiens à une famille où la table a grande importance et suscite parfois des angoisses telles que : qu'est-ce qu'on va manger à Noël ? Question certes intéressante mais qu'on pose chez nous dès la mi-août histoire de faire monter le suspens crescendo durant quelques mois ! Maman, bénie sois-tu par les Dieux de la Table pour ta cuisine simple, généreuse, élaborée parfois mais sans jamais être chichiteuse.

Mais revenons à nos tomates... Il faut tout d'abord du gazpacho, bien entendu: je vois des merveilleuses recettes fleurir tous les jours... je vous fais part de la mienne apprise ici en Espagne, ensuite chacun ajoutera ou enlèvera selon son goût ! Il faut donc pour 4 personnes environ, un kilo de belles tomates bien mures, un poivron que je préfère rouge mais la tradition dit vert, 1 concombre, 1 oignon, 1 gousse d'ail, 100g de mie de pain rassis, 1 petite tasse d'huile d'olive et un filet de vinaigre de xeres. Ensuite, c'est Monsieur Mixer qui prend le relais... On aura bien entendu pelé les tomates, enlevé le germe de l'ail et epépiné le concombre. La mie de pain, on peut la faire détremper dans de l'eau ou bien on l'ajoute tout tranquille au fur et à mesure pour que Monsieur Mixer ne s'empierge pas dans ses couteaux ! On réserve au frais.

On passe maintenant à la crème au parmesan...
Ô simplissime ! Dans une casserole, on verse deux petites bouteilles de crème liquide (mois j'ai pris la version légère...). On prend un beau morceau de parmesan, de celui qu'on garde toujours pour divertir une salade de roquette un peu trop sage ou magnifier une simple assiette de pasta, et on râpe, râpe, râpe. On jette en pluie dans la crème, on laisse bouillir, on fouette, en 3 minutes, ça prend : quand le mélange est assez épais, on sort du feu. On verse dans de jolies coupes ou verres et on stocke au frais 3 à 4 heures minimum. Au moment de servir, on recouvre la crème de gazpacho, on décore d'une feuille de basilic et de deux gressins asymétriques.
J'ai servi ce Gazpacho accompagné de longs morceaux de ciabatta grillée frottés à la tomate recouverts de "Jamon de Bellota" mais on peut le remplacer par du Jambon de Parme si on se sent l'âme plus italienne qu'espagnole...

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Mercredi 9 août 2006 3 09 /08 /Août /2006 09:01

Après l'attaque stomachale en règle subie ce jour dernier et dont je vous ai fait bien impudiquement part... me voilà de retour à la cuisine. Magnifique orage enfin hier après midi sur Barcelone, tant attendu. La ville revit, le ciel se pare de teintes douces et delavées. Flemme de sortir sous la pluie battante pour faire quelques courses, j'ai préféré rester à l'abri, les fenêtres grandes ouvertes pour profiter du crépitement des gouttes énormes ravaudant la tomette du balcon  et pour sentir la fraîcheur monter de la ville entière. Quelle douce délivrance !

Enfin, tout ça pour dire que j'ai cuisiné avec Mr Congelo... J'aime beaucoup en Espagne les plats mélangeant la viande et les fruits de mer qui, bien mariés, se complètent très bien (n'est-ce-pas là le but d'un mariage réussi ?). J'ai donc fait des brochettes alliant poulet et crevettes. C'est tout simple !
Tout d'abord, découper un blanc de poulet en morceaux aussi carrés que possible. Préparer une marinade avec de la bonne huile d'olive, le jus d'un citron, sel, poivre et thym. Faire mariner le poulet et des crevettes crues.
 Au bout d'une demie-heure environ, se saisir des brochettes et enfiler une tomate cerise, crevette, poulet, etc. Pour rajouter une saveur, j'ai enveloppé un morceau de poulet sur deux d'une fine tranche de lard fumé. Le problème, c'est que mes crevettes étaient trop petites... C'est bien plus joli avec des grosses gambas et on peut alors alterner une gambas, un morceau de poulet... et non pas 4 crevettes tassouillées (toutes "quichées" dirait mon amie Elodie de Montpellier) pour un morceau de poulet.

Pour la timbale de riz, j'ai utilisé le reste de mon blanc manger du billet d'hier auquel j'ai rajouté un peu de pesto genovese, vendu par le petit italien du coin et qui est excellent. Mais pour le pesto, je laisse chacun avec sa recette et ses préfèrences parce qu'il y a autant de manières de le préparer que de l'apprécier...
Une fois le riz chaud mélangé au pesto froid, se saisir de son moule favori, remplir, tasser et renverser sur l'assiette ! Mon petit moule favori pour  faire les timbales est un verre conique sur pied, une sorte de mini coupe à glace... Je pense que ça devait être un verre à porto dans son ancienne vie.
Malgré les crevettes "quichées", le chéri a decrété que c'était très bon et que le mélange poulet / crevettes fonctionnait bien...  Quant à moi, j'ai tout mangé et mon estomac s'est tu... de contentement !!

 

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Samedi 5 août 2006 6 05 /08 /Août /2006 13:55

Je surprenais hier Monsieur Mon Chéri dans une étrange litanie :  "des moules au barbecue, des moules au barbecue" répétait-il l'oeil et la pensée fixes ! Les moules je voulais bien mais  le barbecue non ! Disons que même si nous jouissons d'un balcon, l'idée d'empuantir mes voisins ne m'affole guère.

Je cherchais donc comment contenter cet homme magnifique quand s'imposait à moi l'image suivante : dans le congélateur gisait un sac empli des moules d'Espagne (forcément !) déjà ouvertes et cuites, dans leur coquille. Oui je sais, rien ne remplacera la moule qu'on lave, gratte et cuit soi-même tout ça tout ça... Mais bon, en faisant mes courses à La Sirena (l'équivalent en beaucoup de moins bien de notre Monsieur Picard), j'avais vu ça au rayons fruits de mer / crustacés au détail... Pour moi, ça frisait l'exotisme et j'en avais donc achété !

Revenons donc à nos moules...
Après avoir fait décongelé tout doux ces énormes mollusques (quand je pense aux adorables p'tites moules de ma Normandie), c'est simplissime. Laisser se ramollir 125 gr de beurre en y mêlant un hachis d'ail et de persil. Pendant ce temps-là, boire un verre de vin blanc en devisant tranquillement avec le chéri. Une fois le beurre prêt, le travailler en pommade avec une fourchette pour y mêler intimement l'ail et le persil. Le beurre doit être vert vert vert. Remplir les coquilles de cette pommade et disposer les moules sur une grande plaque. Faire préchauffer le four pendant 10 mn puis passer en position grill. Mettre la plaque une dizaine de minutes... Déguster (attention c'est très chaud) et contempler le sourire ravi de l'homme...

A accompagner d'un bon vin blanc. Je vous conseille - normalement il se trouve aussi en France - le Viña Esmeralda des caves Torres, un vin blanc floral comme j'en ai rarement goûté !

Par Manouche - Publié dans : Recettes d'été
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