Un si joli quotidien...
Gourmandises de chaque jour - Golosinas para cada día
Ça vous est arrivé aussi non ? L'idée fixe au réveil, l'envie furieuse et gourmande avant le premier café... C'était le week-end dernier, à peine la paupière gauche soulevée, je me serais damnée pour des Coquilles Saint Jacques, des CSJ comme k'on dit dans les blogs (quoique cette appellation me fasse trop penser aux CSP, vieux et mauvais souvenirs des cours d'économie).
Et qu'est-ce qu'ont fait quand on a envie de Coquilles Saint Jacques ? On fait un tour du côté de chez Mamina (et non pas du côté de chez Swann... décidemment Mamina et Dave même combat, n'est ce pas Mitsu ?!)
Et chez Mamina, je fus alléchée (c'est pas vraiment une surprise, on a toujours les papilles chamboulées quand on va voir Mamina) par son couscous de coquilles.
Dites, ça tombe comme Mars en Carême, petit diner de 4 gourmands était prévu le soir même, j'avais donc ma recette ! Que j'ai légèrement remixée...
Pour la semoule, qu'on peut faire tranquillement l'après-midi et qu'on fera réchauffer au dernier moment :
- 2 à 3 sachets de semoule précuite
- 1 bon morceau de beurre salé
- 1 cuillère à café de fumet de poisson en granulés (ou un ½ cube)
- le jus d'un demi-citron
- 1 dose de safran en poudre
Faire cuire les sachets de semoule dans de l'eau bouillante à laquelle on a ajouté le fumet de poisson. Bien egoutter, aerer à la fourchette et y faire fondre le beurre. Dans le jus de citron, délayer le safran, mélanger et ajouter à la semoule. Réserver le tout en admirant la magnifique couleur et en se délectant de la subtile odeur...
Pour le "de la mer" :
- 16 queues de gambas crues
- 16 coquilles (sans corail)
- 1 bon morceau de beurre salé
- 1 cuillère à café de fumet de poisson en granulés (ou un ½ cube)
- le jus du demi-citron restant
- 3 pincées de Ras-El-Hanout
Tout d'abord, faire bouillir un peu d'eau, ajouter le fumet de poisson, le jus de citron et le beurre. Fouetter et réserver.
Puis, au dernier moment, quand vos invités menacent de succomber sous la faim persistante, faire revenir à la poêle, dans un petit peu de beurre, les queues de gambas pis les Saint-Jacques, en leur ajoutant le Ras-El-Hanout. Une fois presque cuit (je vous laisse apprécier l'objectivité de cette indication culinaire), déglacer la poêle avec le fumet.
Et là, on rigole !! Je m'explique... Je dresse donc la semoule rechauffée grâce au verre-moule que j'utilise habituellement... Hop, hop, hop et hop, les 4 assiettes ont leur petit édifice. Ensuite j'installe joliment coquilles et gambas... je recouvre de sauce. Puis, l'idée de me vient de casser cette symétrie 4 coquilles / 4 gambas - j'ai du me souvenir que l'asymétrie est le premier pilier de la sagesse zen ou un truc approchant - je prélève donc une queue de gambas pour la faire trôner crânement au sommet de la semoule... Je peux vous assurer que désormais, je connais pour de vrai les effets du réchauffement climatique !!
Au moment où je posais la 4eme crevette sur le 4eme monticule, le premier s'effondrait, puis le deuxième... Serait-ce le réchauffement du à la crevette brûlante ? Je ne sais point... mais assurément, malgré le respect de son premier pilier, le ZEN n'était plas au rendez-vous !!!
Sous l'oeil hilare de mes invités (le vin blanc était déjà bien entamé), j'ai presenté mon oeuvre destructurée...
Qui ont arrêté les commentaires rigolards aux premières bouchées... Écroulé ou pas, ce "couscous" fut un régal... Le mélange safran dans la semoule, ras-el-hanout dans la sauce permettait de bien identifier les différentes saveurs... Comme quoi, l'esthetisme n'est pas tout !!
Vous dites ?