Je ne vais pas commencer mon billet par un bulletin météo mais y'aurait quand même de quoi dire... L'homme chéri lui, frétille comme un gardon viking en rajustant son pull tandis que je traine les tongs, à deux doigts de risquer des engelures ! Enfin, tout ça pour dire que je me sentais paresseuse et confuse, voire "chonchon". Aorès avoir maintes fois soupiré, je me suis quand même dirigée vers la cuisine pour une recette légèrement automnale histoire d'être raccord avec le ciel...
Pour ces tartelettes tatin aux échalotes, il faut donc de la pâte feuilletée (je sais c'est mieux quand on la fait soi-même, je me lancerai un jour. A defaut, acheter une avec du beurre dedans), des échalotes et du chèvre (suffisait de lire le titre en fait !).
Première étape et pas des moindres : éplucher les échalotes. Alors là attention dis-je, ne vous faites pas avoir comme moi, l'échalote fond vraiment à la cuisson, vraiment beaucoup. Donc, quand vous avez devant vous un tas d'échalotes et que vous vous dites in petto "là je crois que c'est bon"... continuez à éplucher jusqu'à en avoir le double.
Sinon, comme moi, en plein montage des tatins, vous serez obligés de retourner à l'épluchage... Essayer de garder les échalotes le plus entières possible. Les mettre dans une petite poêle avec du beurre, du sucre, laisser caraméliser et confire gentiment un vingtaine de minutes. Si jamais il y en a qui ont trop grillé, c'est pas grave, mangez-les, c'est craquifondant.
Ensuite, monter les tatinettes. Dans chaque moule beurré, mettre tout d'abord une branchette de romarin (je ne vais pas vous refaire le chapître romarinesque...), puis un chèvre au lait cru affiné pas trop épais, l'entourer et le recouvrir d'échalotes. On termine par la pâte feuilletée et zou une quinzaine de minutes au four... Démouler et réajuster s'il y a eu résistance. Voyez sur les photos : y'en a une qui s'est bien tenue et la soeurette qu'a joué la rétive...
J'ai servi les tatinettes accompagnées d'une simple salade verte avec quelques croustilles de poitrine fumée deci delà. Même si le démoulage de la deuxième fut hasardeux, j'avoue que j'ai regardé ces tatinettes avec un p'tit sourire aux lèvres, du genre c'est moi qui l'ait fait et pas le resto en bas. Je sais l'orgueil est un bien vilain défaut mais que voulez-vous, ça m'a consolé des caprices climatiques... Rentrer dans sa cuisine avec la tronche en biais et en ressortir avec l'air malin, moi je dis, merci les Soeurs Tatin !


Donc, une fois le beurre bien ramolli, on le travaille en pommade. On installe ces cuisses de poulet sur la grille du four et vas-y que je te tartine de beurre en long, en large et en travers...
Ensuite, on saupoudre de sucre glace, et devant le résultat, on s'imagine être revenu quelques décennies en arrière... et on entame ce petit dialogue avec sa meilleure amie, qui comprenant que vous êtes en train de fondre un fusible, vous suit gaiement dans cette voie :
Pour pulser le goût de cette pastèque, il me restait deux pêches blanches. A Barcelone, les pêches blanches sont très rares, malheureusement car je suis une adepte de leur saveur et chair délicates... Mais, miracle de l'exportation et curiosité d'un producteur allez savoir, j'en trouvai chez le primeur. Petite anecdote : la variété de ces pêches blanches se nomme "Gabatxo" en catalan (le x se prononce ch). Or "Gabatcho" n'est ni plus ni moins qu'une appelation péjorative des français !
Pour les plus gourmands (qui a dit moi ?), on peut rajouter un nuââââge de chantilly... Ça tombe comme Mars en Câreme dites moi (ah la saveur des expressions d'autrefois !), il m'en restait de la recette des
Mais revenons à nos tomates... Il faut tout d'abord du gazpacho, bien entendu: je vois des merveilleuses recettes fleurir tous les jours... je vous fais part de la mienne apprise ici en Espagne, ensuite chacun ajoutera ou enlèvera selon son goût ! Il faut donc pour 4 personnes environ, un kilo de belles tomates bien mures, un poivron que je préfère rouge mais la tradition dit vert, 1 concombre, 1 oignon, 1 gousse d'ail, 100g de mie de pain rassis, 1 petite tasse d'huile d'olive et un filet de vinaigre de xeres. Ensuite, c'est Monsieur Mixer qui prend le relais... On aura bien entendu pelé les tomates, enlevé le germe de l'ail et epépiné le concombre. La mie de pain, on peut la faire détremper dans de l'eau ou bien on l'ajoute tout tranquille au fur et à mesure pour que Monsieur Mixer ne s'empierge pas dans ses couteaux ! On réserve au frais.
Au bout d'une demie-heure environ, se saisir des brochettes et enfiler une tomate cerise, crevette, poulet, etc. Pour rajouter une saveur, j'ai enveloppé un morceau de poulet sur deux d'une fine tranche de lard fumé. Le problème, c'est que mes crevettes étaient trop petites... C'est bien plus joli avec des grosses gambas et on peut alors alterner une gambas, un morceau de poulet... et non pas 4 crevettes tassouillées (toutes "quichées" dirait mon amie Elodie de Montpellier) pour un morceau de poulet.
Après la phase imaginative, nous voici donc la pratique ! On commence par faire les pancakes avec 250g de farine, 30g de sucre, 2 oeufs, 1 sachet de levure, 65g de beurre, 1 pincée de sel et 3dl de lait (recette trouvée chez marmiton.org). Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter de la fleur d'oranger... On mélange le tout et on laisse reposer minimum une heure au frigo...
Vous dites ?