Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 09:00

Je ne vais pas commencer mon billet par un bulletin météo mais y'aurait quand même de quoi dire... L'homme chéri lui, frétille comme un gardon viking en rajustant son pull tandis que je traine les tongs, à deux doigts de risquer des engelures ! Enfin, tout ça pour dire que je me sentais paresseuse et confuse, voire "chonchon". Aorès avoir maintes fois soupiré, je me suis quand même dirigée vers la cuisine pour une recette légèrement automnale histoire d'être raccord avec le ciel...

Pour ces tartelettes tatin aux échalotes, il faut donc de la pâte feuilletée (je sais c'est mieux quand on la fait soi-même, je me lancerai un jour. A defaut, acheter une avec du beurre dedans), des échalotes et du chèvre (suffisait de lire le titre en fait !).
Première étape et pas des moindres : éplucher les échalotes. Alors là attention dis-je, ne vous faites pas avoir comme moi, l'échalote fond vraiment à la cuisson, vraiment beaucoup. Donc, quand vous avez devant vous un tas d'échalotes et que vous vous dites in petto "là je crois que c'est bon"... continuez à  éplucher jusqu'à en avoir le double.
Sinon, comme moi, en plein montage des tatins, vous serez obligés de retourner à l'épluchage... Essayer de garder les échalotes le plus entières possible. Les mettre dans une petite poêle avec du beurre, du sucre, laisser caraméliser et confire gentiment un vingtaine de minutes. Si jamais il y en a qui ont trop grillé, c'est pas grave, mangez-les, c'est craquifondant.

Ensuite, monter les tatinettes. Dans chaque moule beurré, mettre tout d'abord une branchette de romarin (je ne vais pas vous refaire le chapître romarinesque...), puis un chèvre au lait cru affiné pas trop épais, l'entourer et le recouvrir d'échalotes. On termine par la pâte feuilletée et zou une quinzaine de minutes au four... Démouler et réajuster s'il y a eu résistance. Voyez sur les photos : y'en a une qui s'est bien tenue et la soeurette qu'a joué la rétive...

J'ai servi les tatinettes accompagnées d'une simple salade verte avec quelques croustilles de poitrine fumée deci delà. Même si le démoulage de la deuxième fut hasardeux, j'avoue que j'ai regardé ces tatinettes avec un p'tit sourire aux lèvres, du genre c'est moi qui l'ait fait et pas le resto en bas. Je sais l'orgueil est un bien vilain défaut mais que voulez-vous, ça m'a consolé des caprices climatiques... Rentrer dans sa cuisine avec la tronche en biais et en ressortir avec l'air malin, moi je dis, merci les Soeurs Tatin !

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Lundi 14 août 2006 1 14 /08 /Août /2006 09:10

Attention aux âmes sensibles... Cette recette est d'une simplicité déconcertante ! A ne surtout pas entreprendre si vous avez envie de vous affairer des heures en cuisine...

Peut-être vous souvenez-vous des saltimbocca d'avant-hier et de leur romarin ? Ce romarin dont je ne saurais me passer et qui embaume l'été, si furtif soit-il cette année. Du romarin, il m'en restait pas mal justement ! Et pour continuer à croire en l'été, j'avais z'envie de poulet grillé (pas au BBQ... en ville, voyons !). Donc, la chose la plus longue à faire pour cette recette, c'est de laisser ramollir du beurre avec plein de romarin dedans et des éclats d'olives noires. Trop dur non ? Mais pourquoi du beurre ! Avec le romarin et les olives, l'huile d'olive semble pourtant le meilleur choix... Allez savoir, dans ma tête de dimanche, le beurre accrocherait mieux les saveurs à la peau du poulet, et il la grillerait mieux.

Donc, une fois le beurre bien ramolli, on le travaille en pommade. On installe ces cuisses de poulet sur la grille du four et vas-y que je te tartine de beurre en long, en large et en travers...
Là où ça demande un peu d'attention, c'est pendant la cuisson. On récupère le gras qui tombe dans la lèche frite et on le redépose sur les cuisses de poulet. Un sourire point quand l'homme chéri lève la tête de son écran et s'exclame "mais ça commence à sentir drôlement bon dis-moi". On soupire d'aise et on passe au grill pile et face.

Et avec ça, qu'est-ce qu'on sert ? Ben voyons... des pâtes al dente !
De ce beurre manié au romarin et olives, on en aura gardé l'équivalent de 2 cuillères à soupe. Une fois les "fusilli" egouttés, on les verse sur le beurre brûlant, on rajoute encore quelques éclats d'olives noires  et on parsème du parmesan râpé à l'instant. L'odeur alléchante qui se répandait dans toute la maison n'était point traitresse. C'est juste délicieux. Moelleux et grillé à la fois avec les saveurs du romarin et de l'olive bien présentes mais atténuées juste ce qu'il faut par la tendresse du beurre.
Y'a des dimanches comme ça où la simplicité touche au bonheur...

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Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 14:11

Petite dédicace avec cette recette à Tarzile dont le blog embaume la lavande et autres merveilles... Ces sablés tout simples à faire sont nés d'une envie d'accomoder une petite merveille découverte par hasard : une "tartinade de rose sauvage, lavande et framboises". C'est apparemment danois et c'est très délicat.

Je préfèrais une recette où on ne cuit pas la confiture par peur de dénaturer cette tartinade fleurie. Il faut donc : 130g de beurre demi-sel, 250g de farine, 100g de sucre, 1 oeuf. On peut évidemment remplacer le beurre demi-sel par du beurre doux si l'on préfère mais alors on rajoute une pincée de sel. On peut également aromatiser sa pâte. On mélange, sable, pétrit et on laisse reposer une heure au frigo... Je ressors donc ma pâte au bout d'une heure, je sélectionne deux verres qui feront office d'emporte-pièces pour faire des disques normaux + des disque évidés au centre afin, une fois cuit, de mettre la confiture sur les premiers et recouvrir avec les seconds.
Et c'est là que les choses se corsent... Ai-je mis trop de beurre (Ô Normandie, quand tu nous tiens !)... toujours est-il que impossible d'étaler ma pâte en fine couche... Elle se déchire l'infâme ! 

J'ai beau repétrir avec un petit peu de farine, rien à faire, elle est friab', elle est friab' et pis c'est tout !
Je me souviens alors d'une recette de sablés à la confiture pêchée dans  le livre "Biscuits et petits gâteaux" aux Editions Marabout... recette qui présentait le mérite de sablés plus épais mais qui devaient passer au four avec la confiture...
J'ai donc opté pour cette solution... un coup d'emporte pièce et avec le pouce, on creuse une p'tite dépression (comme celle qui sévit un peu partout en ce moment) au centre et  on y rajoute environ 1/4 de cuillère de confiture. 10 à 15 minutes au four, la confiture gonflotte et bullotte, on sort et on fait refroidir sur une grille.

 Ensuite, on saupoudre de sucre glace, et devant le résultat, on s'imagine être revenu quelques décennies en arrière... et on entame ce petit dialogue avec sa meilleure amie, qui comprenant que vous êtes en train de fondre un fusible, vous suit gaiement dans cette voie :
"- Très chère, vous viendrez bien prendre le thé ou le café ?
- Mais avec grand plaisir chère amie !
- Passez donc ce dimanche vers 17 heures, nous aurons de ces petits sablés à la confiture...
- C'est parfait, à dimanche donc !"

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Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /Août /2006 10:00

Petite adaptation personnelle des Saltimbocca alla Romana... Disons que j'appelle ces saltimbocca-là (que de aaaaaa) alla Manouchka, non pas par egocentrisme effrené  mais pour éviter de faire sauter devant leurs écrans les puristes et les vrais amateurs de cuisine italienne...

Donc il nous faut :



soit des belles escalopes de veau, du jambon cru - de Parme ou d'ailleurs - de la mozzarella, du romarin et pour la sauce mascarpone et vin blanc. Ici, du "vino turbio" ou vin trouble, parfait pour cuisiner... A le boire en quantité, effectivement, tout devient trouble !

Première étape : prendre une escalope, la positionner sur une planche de bois, la recouvrir de film étirable ou de papier sulfurisé et se saisir du rouleau à patisserie... L'aplatir le plus finement possible.
Deuxième étape : recouvrir d'une tranche de jambon cru, de deux à trois rondelles de mozzarella et de romarin. Pourquoi le romarin me direz-vous en place et lieu de la sauge ? Déjà parce qu'au marché, la sauge était toute ratatinée et que le romarin était fièrement pimpant. Ensuite parce que j'adore le romarin (et à lire les réponses du questionnaire sur les odeurs, je ne suis pas la seule...) pour son odeur boisée et piquante, son côté un peu brut. Le romarin m'émoustille les sens,c'est  ainsi ! Reprenons...
Donc après avoir mis le romarin, quelques tous du moulin à poivre et  on se retrouve à peu près avec ça et "c'est beau, on dirait du veau" (vous souvenez-vous de cette vieille pub ?)



Troisième étape : on roule fermement (pas facile hein, faut tassouiller un peu mais pas trop) et on  ferme par un petit pique en bois.

Ensuite, un filet d'huile d'olive dans la poêle, on fait dorer  les roulottés gentiment, à feu moyen, que le veau est le temps de cuire. On déglace avec le vin blanc et on ajoute du mascarpone et on termine la cuisson. Evidemment, pendant ce temps-là, on aura préparé des pâtes histoire qu'elles profitent de la sauce.

Et là, vraiment désolée, mais les assiettes étaient chaudes, nous avions très faim, j'avais peur que la sauce refroidisse et se fige (ça aurait été vraiment dommage non ?) alors je n'ai pas fait de photo du résultat final ! Mais je fais confiance à votre imagination...

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Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /Août /2006 09:25

Après la merveilleuse soupe glacée de melon aux agrumes de Fabienne, et les déclinaisons non moins alléchantes qui s'épanouissent sur les blogs, je me suis dit "ben pourquoi pas moi ?".
Mais n'ayant pas sous la main de melon de Cavaillon ou autre melon à la chair orangée et à la pulpe ferme et juteuse - arrêtez-moi je m'égare - je décidais de me tourner vers d'autres rondeurs fraîches z'et colorées,j'ai nommé la pastèque.

Pour pulser le goût de cette pastèque, il me restait deux pêches blanches. A Barcelone, les pêches blanches sont très rares, malheureusement car je suis une adepte de leur saveur et chair délicates... Mais, miracle de l'exportation et curiosité d'un producteur allez savoir, j'en trouvai chez le primeur. Petite anecdote : la variété de ces pêches blanches se nomme "Gabatxo" en catalan (le x se prononce ch). Or "Gabatcho" n'est ni plus ni moins qu'une appelation péjorative des français !

Le reste, vous connaissez par coeur...
On épluche, on tronçonne, on sucre si on veut, on rajoute le jus d'un citron (vert dans mon cas) et zou Monsieur Mixer. C'est décidemment la star de l'été Monsieur Mixer, entre les Gazpachos multiples, les veloutés et les soupes glacées, on peut pas dire qu'il prenne des vacances !
Ensuite on passe au chinois histoire de retenir les graines... et on met au frigo, si, si... pour être en accord avec le "glacé" du titre. Sinon, ça nous donne soupe tiedasse de pastèque et là, ça fait moins envie forcément !

Pour les plus gourmands (qui a dit moi ?), on peut rajouter un nuââââge de chantilly... Ça tombe comme Mars en Câreme dites moi (ah la saveur des expressions d'autrefois !), il m'en restait de la recette des crêpes à la framboise et à la chantilly Lemon Curdée. J'ai pas pu résister... pis c'est histoire de marier deux textures on va dire... Après tout ça, je vois la vie en rose !

              

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Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 09:07

Quand l'Italie vient à la rencontre de l'Espagne...

Avant de vous livrer cette recette, je me dois de rendre un hommage à celle qui me l'a offerte cette recette... Ma maman !  Etant baignée depuis l'enfance dans les odeurs de tartes aux pommes, gratins de courgettes, frichtis maison qu'elle accommodait à renfort de lardons, oignons et vin blanc et qu'elle faisait en un tour de main, il y avait de fortes chances que le virus me prenne... Qui plus est, j'appartiens à une famille où la table a grande importance et suscite parfois des angoisses telles que : qu'est-ce qu'on va manger à Noël ? Question certes intéressante mais qu'on pose chez nous dès la mi-août histoire de faire monter le suspens crescendo durant quelques mois ! Maman, bénie sois-tu par les Dieux de la Table pour ta cuisine simple, généreuse, élaborée parfois mais sans jamais être chichiteuse.

Mais revenons à nos tomates... Il faut tout d'abord du gazpacho, bien entendu: je vois des merveilleuses recettes fleurir tous les jours... je vous fais part de la mienne apprise ici en Espagne, ensuite chacun ajoutera ou enlèvera selon son goût ! Il faut donc pour 4 personnes environ, un kilo de belles tomates bien mures, un poivron que je préfère rouge mais la tradition dit vert, 1 concombre, 1 oignon, 1 gousse d'ail, 100g de mie de pain rassis, 1 petite tasse d'huile d'olive et un filet de vinaigre de xeres. Ensuite, c'est Monsieur Mixer qui prend le relais... On aura bien entendu pelé les tomates, enlevé le germe de l'ail et epépiné le concombre. La mie de pain, on peut la faire détremper dans de l'eau ou bien on l'ajoute tout tranquille au fur et à mesure pour que Monsieur Mixer ne s'empierge pas dans ses couteaux ! On réserve au frais.

On passe maintenant à la crème au parmesan...
Ô simplissime ! Dans une casserole, on verse deux petites bouteilles de crème liquide (mois j'ai pris la version légère...). On prend un beau morceau de parmesan, de celui qu'on garde toujours pour divertir une salade de roquette un peu trop sage ou magnifier une simple assiette de pasta, et on râpe, râpe, râpe. On jette en pluie dans la crème, on laisse bouillir, on fouette, en 3 minutes, ça prend : quand le mélange est assez épais, on sort du feu. On verse dans de jolies coupes ou verres et on stocke au frais 3 à 4 heures minimum. Au moment de servir, on recouvre la crème de gazpacho, on décore d'une feuille de basilic et de deux gressins asymétriques.
J'ai servi ce Gazpacho accompagné de longs morceaux de ciabatta grillée frottés à la tomate recouverts de "Jamon de Bellota" mais on peut le remplacer par du Jambon de Parme si on se sent l'âme plus italienne qu'espagnole...

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Mercredi 9 août 2006 3 09 /08 /Août /2006 09:01

Après l'attaque stomachale en règle subie ce jour dernier et dont je vous ai fait bien impudiquement part... me voilà de retour à la cuisine. Magnifique orage enfin hier après midi sur Barcelone, tant attendu. La ville revit, le ciel se pare de teintes douces et delavées. Flemme de sortir sous la pluie battante pour faire quelques courses, j'ai préféré rester à l'abri, les fenêtres grandes ouvertes pour profiter du crépitement des gouttes énormes ravaudant la tomette du balcon  et pour sentir la fraîcheur monter de la ville entière. Quelle douce délivrance !

Enfin, tout ça pour dire que j'ai cuisiné avec Mr Congelo... J'aime beaucoup en Espagne les plats mélangeant la viande et les fruits de mer qui, bien mariés, se complètent très bien (n'est-ce-pas là le but d'un mariage réussi ?). J'ai donc fait des brochettes alliant poulet et crevettes. C'est tout simple !
Tout d'abord, découper un blanc de poulet en morceaux aussi carrés que possible. Préparer une marinade avec de la bonne huile d'olive, le jus d'un citron, sel, poivre et thym. Faire mariner le poulet et des crevettes crues.
 Au bout d'une demie-heure environ, se saisir des brochettes et enfiler une tomate cerise, crevette, poulet, etc. Pour rajouter une saveur, j'ai enveloppé un morceau de poulet sur deux d'une fine tranche de lard fumé. Le problème, c'est que mes crevettes étaient trop petites... C'est bien plus joli avec des grosses gambas et on peut alors alterner une gambas, un morceau de poulet... et non pas 4 crevettes tassouillées (toutes "quichées" dirait mon amie Elodie de Montpellier) pour un morceau de poulet.

Pour la timbale de riz, j'ai utilisé le reste de mon blanc manger du billet d'hier auquel j'ai rajouté un peu de pesto genovese, vendu par le petit italien du coin et qui est excellent. Mais pour le pesto, je laisse chacun avec sa recette et ses préfèrences parce qu'il y a autant de manières de le préparer que de l'apprécier...
Une fois le riz chaud mélangé au pesto froid, se saisir de son moule favori, remplir, tasser et renverser sur l'assiette ! Mon petit moule favori pour  faire les timbales est un verre conique sur pied, une sorte de mini coupe à glace... Je pense que ça devait être un verre à porto dans son ancienne vie.
Malgré les crevettes "quichées", le chéri a decrété que c'était très bon et que le mélange poulet / crevettes fonctionnait bien...  Quant à moi, j'ai tout mangé et mon estomac s'est tu... de contentement !!

 

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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /Août /2006 14:22

Oui, aujourd'hui mon manger sera blanc, uniquement blanc !
Non, je ne suis pas atteinte d'une "Paul Austerite" aigüe ou d'une Sophie Callose" chronique mais je subis une attaque stomachale en règle... Alors, autant je me repais sans fin de toutes vos délicieuses recettes et ravissantes photos qui fleurissent sur vos blogs, autant, dès que je m'approche du frigo, une méchante crampasse me rappelle à l'ordre.
J'ai donc oublié le frigo, ouvert le placard et me voici avec mon blanc manger... qui pourrait s'appeler également "zénithude bolée". Bon, je confesse, j'ai quand même rajouté une lichette de beurre parce que vous faut pousser quand même !
A demain, avec un billet un peu plus alléchant, promis !

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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /Août /2006 16:25

Alors que nous nous promenions au rayon bricolage du Corte Inglès (imaginez un mélange des Galeries farfouillettes, du BHV et des Nouvelles Galeries provinciales de naguère), je tombais en arrêt, subjuguée...  Dans le rayon jouxtant les perceuses et autres scies sauteuses, ils avaient exposé toute une série de siphons chromés pour réaliser chantilly, mousses, j'en passe et des meilleures...
Telle une mule récalcitrante, je refusais d'avancer plus avant. J'étais submergée par le souvenir de ces amis tenant un resto italien qui possédait cet engin maléfique... Ah la chantilly  qui venait napper goulument le coupe glacée aux amarenas... Quand j'emergeais, j'avais déjà en main l'appareil et une boite de 10 capsules d'air comprimé ! Direction la caisse...

L'énorme avantage de cet appareil réside dans le fait qu'on peut aromatiser sa chantilly en y ajoutant un sirop. Etant raide frappadingue de la lemon curd, je me suis mise à imaginer une chantilly à la lemon curd... quand l'acidulé du citron vient percuter l'onctuosité de la crème... Et pour continuer dans le registre des alliances réussies, je me suis dit que quelques framboises fraîches ne nuiraient pas à l'affaire, y apporteraient une petite fraicheur et un croquant bienvenus...

Après la phase imaginative, nous voici donc la pratique ! On commence par faire les pancakes avec 250g de farine, 30g de sucre, 2 oeufs, 1 sachet de levure, 65g de beurre, 1 pincée de sel et 3dl de lait (recette trouvée chez marmiton.org). Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter de la fleur d'oranger... On mélange le tout et on laisse reposer minimum une heure au frigo...
Pendant ce temps-là, on étrenne le superbe siphon. On mélange deux c.à.s de lemon curd (je la prends toute faite chez Wilkin & Son, elle est délicieuse et naturelle... et puis rendons aux Anglais ce qui leur appartient !) avec un peu d'eau de manière à obtenir un sirop. On verse ce sirop dans la bouteille et on y ajoute de la crème fraîche liquide (quantité en fonction de la contenance du siphon).

Vient l'étape finale...
On fait cuire les pancakes à feu moyen (je les préfère point trop cuits), on les dispose sur une assiette... Puis on se saisit du siphon et délicatement, on nappe la crêpe en prévoyant qu'il faudra la refermer avant un petit pique en bois... Ensuite, on parsème de framboises fraîches et dans une cuillère à côté, sans rien dire, on goûte un peu de la chantilly... Alors là vient l'émotion, le goût s'approche de ce dont j'avais rêvé. Une fois l'émotion passée, la gourmandise reprend ses droits et me pousse (sans trop d'effort) à la dégustation !

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Samedi 5 août 2006 6 05 /08 /Août /2006 13:55

Je surprenais hier Monsieur Mon Chéri dans une étrange litanie :  "des moules au barbecue, des moules au barbecue" répétait-il l'oeil et la pensée fixes ! Les moules je voulais bien mais  le barbecue non ! Disons que même si nous jouissons d'un balcon, l'idée d'empuantir mes voisins ne m'affole guère.

Je cherchais donc comment contenter cet homme magnifique quand s'imposait à moi l'image suivante : dans le congélateur gisait un sac empli des moules d'Espagne (forcément !) déjà ouvertes et cuites, dans leur coquille. Oui je sais, rien ne remplacera la moule qu'on lave, gratte et cuit soi-même tout ça tout ça... Mais bon, en faisant mes courses à La Sirena (l'équivalent en beaucoup de moins bien de notre Monsieur Picard), j'avais vu ça au rayons fruits de mer / crustacés au détail... Pour moi, ça frisait l'exotisme et j'en avais donc achété !

Revenons donc à nos moules...
Après avoir fait décongelé tout doux ces énormes mollusques (quand je pense aux adorables p'tites moules de ma Normandie), c'est simplissime. Laisser se ramollir 125 gr de beurre en y mêlant un hachis d'ail et de persil. Pendant ce temps-là, boire un verre de vin blanc en devisant tranquillement avec le chéri. Une fois le beurre prêt, le travailler en pommade avec une fourchette pour y mêler intimement l'ail et le persil. Le beurre doit être vert vert vert. Remplir les coquilles de cette pommade et disposer les moules sur une grande plaque. Faire préchauffer le four pendant 10 mn puis passer en position grill. Mettre la plaque une dizaine de minutes... Déguster (attention c'est très chaud) et contempler le sourire ravi de l'homme...

A accompagner d'un bon vin blanc. Je vous conseille - normalement il se trouve aussi en France - le Viña Esmeralda des caves Torres, un vin blanc floral comme j'en ai rarement goûté !

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