Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /2006 15:44

Laissez-moi vous présenter, let me introduce you, son altessissime THE trifle, the sherry's one !!! Le tradi, le pur z'english, celui qui mêle le sponge cake, la jelly, les fruits, la custard et la crème chantilly... La cerise sur le trifle en somme !

Pour tout vous dire (enfin presque, gardons une once de pudeur anglaise, don't we), quand j'avais fait mon Trifle enrhumé bananes caramel, un anglais l'avait degusté et même s'il l'avait trouvé très bon indeed, il m'informait que ça n'était pas un vrai trifle puisqu'il manquait certains ingrédients. Oh My God !! How dare you ? Mais, ayant beaucoup souffert de la Guerre de Cent Ans, je ne mouftais pas et jurais intérieurement d'en refaire un aux normes z'anglaises. 

Nous y voilà donc :

J'ai commencé la veille pour bien respecter le temps de refrigérage de chaque couche...
Première étape : le sponge cake (génoise par exemple), imbibé dans du Sherry (moi j'ai mis de l'Ameretto parce que je veux bien être disciplinée mais quand même...) et qu'on recouvre ensuite de Jelly liquide pour qu'elle s'amalgame joyeusement avec le biscuit. Pouf, au frigo.
Quelques heures plus tard, quand la jelly est prise, on recouvre avec de griottes dénoyautées et bien égouttées. Pouf, au frigo.
Ensuite, étape custard... Et là dilemne : soit je fais ma crème moi-même, soit je cherche vraiment à obtenir ce p'tit goût chimique des patisseries anglaises... type Bird's Custard.

Petit apparté : les anglais et l'élement "poudre"...  comment ont-ils eu l'idée de faire la crème anglaise en poudre !!! Enfin de la crème française plutôt car chez nos amis british la crème anglaise est française, de la même façon qu'on file à la française et non à l'anglaise... Revenons à la poudre comestible... Lors de mon premier séjour britannique à Rugby, j'étais hebergée par un charmant couple âgé. Installée dans le salon, j'entends un glou glou glou chuinté et répétitif ! Je découvre une bonbonne marie-jeanne (nan, pas le truc qui se fume) avec un système d'alambic... Et là John m'explique qu'il fabrique du vin, grâce à une poudre qu'il distille ! Je ne m'en suis jamais remise...

Bref, la custard.. donc, j'ai opté pour la solution chimique en utilisant le truc du bouquin "recettes inavouables" : j'ai utilisé de la crème dessert vanille... consistance, goût, odeur... tout y était ! Et pouf, au frigo.
Le lendemain, nappage de chantilly (maison, siphon ou bombe, c'est vous qui voyez) et décoration...

Quel dommage que cet ami anglais ne fut point là pour le déguster, ce trifle chéri (gnark gnark gnark). J'ai pas bien maitrisé l'étape Jelly qui s'amalgame avec le sponge cake mais là je crois que c'est génétique (voir jellytique) : il faut être anglais pour réussir la Jelly ! Ceci dit, it was delicious !

Enfin, n'oublions pas que si Brian is in the Kitchen, c'est souvent pour y manger du Shery Trifle

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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 20:32

"Ben t'es passée où" ? questionnait La Sieste... Et Mitsuko demandait à son tour de faire signe... Comment dire ? Ces deux questions d'une simplicité confondante m'ont emplie de joie ! Alors, comme ça, deux de mes bloggeuses préférées s'inquiétaient de mon silence.... Cette présence qui passe du virtuel au bien réel, ç'est ça qui rend bien joli le quotidien. Bref, merci !!!
Un nouveau boulot avec de nouveaux horaires (à l'espagnole : 10h - 19h), le temps de retrouver le rythme et de se caler, une petite lassitude aussi... et une cuisine au debotté, sans rien de folichon, rien de vraiment présentable à mon sens pour les yeux des bloggeurs. Voilà pourquoi, je vous ai  délaissé un petit temps...

Puis, je me suis secouée, remise dans ma cuisine, et j'ai extirpé un sac de pommes que des amis m'avaient offertes de leur jardin. J'ai repensé à ma lointaine Normandie et j'ai eu subitement envie d'une tarte, comme celle de mon enfance, mais qui serait passée par l'Amérique du Sud...

On prend donc un bon kilo de pommes, on épluche et on coupe en gros dés. On met les morceaux dans un saladier, on sucre un petit peu et on arrose généreusement de bon rhum ambré. On rajoute un filet de citron et quelques pincées de cannelle. On mélange bien et on laisse mariner une petite heure...
On installe une pâte feuilletée dans un moule, on loge confortablement les pommes en les prélevant du saladier avec une cuillère de façon à laisser la marinade au fond. Une fois toutes les pommes sorties, on mélange à la marinade quelques cuillères de dulce de leche (ou confiture de lait) et on arrose la tarte. On ne rajoute pas de sucre... le dulce de leche s'en charge !!!

A déguster tiède... et si l'on est vraiment vicieux (comme moi j'avoue), on peut rajouter un p'tit filet de dulce... Dulce voulant dire douceur, c'est toujours bon à prendre un peu de douceur dans un monde de brutes !!!

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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 14:12

Malgré ses problèmes d'eau, l'Espagne fait le pont. L'Espagne célèbre la "Virgen del Pilar" et le jour de "L'Hispanité" le 12 octobre, qui tombe un jeudi cette année alors bon le vendredi est-ce vraiment nécessaire d'aller travailler en plus c'est vendredi 13... malheur à ceux qui vont au bureau ! (moi j'ai du y aller mais tout va bien).

Mais qui c'est donc cette Vierge au Pilier qui est devenue la Sainte Patronne de l'Espagne ? Alors, en l'an 40 après JC, l'apôtre Paul pleurait de chaudes larmes au bord de l'Ebre, à cause de ses satanés ibères qui rechignaient à se convertir, Olé ! Et là, pendant qu'il abreuvait la terre fertile de ses pleurs dépités, PAF (apparement y'a une pub en France qui fait fureur avec cette onomatopée, qu'on m'explique, qu'on me renseigne, merci!), PAF disais-je, la Sainte Vierge lui apparaît sur une colonne de marbre et lui dit "arrête de chialer mon Paulo, tout ça va s'arranger, je te promets, je te jure, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, continues à prêcher et la foi ne viendra point à manquer". Et donc, l'Espagne devient et reste un pays fort catholique. Pour célèbrer cette apparition, une magnifique Basilique est bâtie à Saragosse.

Bon. Une vierge sur un pilier (pilar) de marbre. Je veux bien...Mais si moi, j'ai l'apparition de Jesus dans ma pâte à crêpes, je suis pas certaine que le Vatican avalisera le miracle... Enfin ! Toujours est-il que le pilier a des avantages : et hop un jour férié et des inconvénients : beaucoup d'espagnoles sont prénommées Pilar en honneur à la Sainte Patronne. Du coup, elles choisissent vite fait un surnom et on les comprend. Z'auriez envie de vous appeler "pilier" ou "colonne" vous ?

Pendant ce temps-là, je ne vais pas à la messe et je me délecte de panellets, charmante spécialité catalane, servie généralement au moment de la Toussaint. Ce sont des petits fours à l'amande dont voici la version la plus classique.

Il faut donc :
500 g de sucre en poudre
500g de poudre d'amandes
1 petite pomme de terre à chair blanche
Un zeste de citron

Plein de pignons
Un oeuf

L'important, c'est qu'il y ait la même quantité de sucre et de poudre d'amande. Faire cuire la pomme de terre, la peler, l'écraser et la mélanger avec la poudre d'amandes peu à peu puis avec une partie du sucre. Avec l'autre partie, faire un sirop avec le zeste de citron. Une fois le sirop fait, l'ajouter. Travailler cette masse pour la rendre homogène, former un cylindre, l'envelopper de film plastique et l'oublier au frigo une dizaine d'heures...
Ensuite, former des petites boules de la taille d'une balle de ping pong, les rouler dans un oeuf battu puis dans les pignons plusieurs fois pour que toute la surface soit bien recouverte. Dorer à l'oeuf et mettre sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé (indispensable).
Les passer au four une petite dizaine de minutes jusqu'à ce que les pignons soient bien dorés.
Et à l'intérieur. ça donne ça :

Il existe d'autres versions au café, à la noix de coco, etc. Il suffit d'agrémenter la pâte de base de la saveur souhaitée. On les déguste généralement avec un verre de Moscatel... et moi je dis, ces Espagnols, ce sont pas les derniers à avoir des révélations !!

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 20:02

J'ai toujours aimé la poste ! Voilà une des raisons pour laquelle je n'ai pas de chien : j'aurais trop peur qu'il court après le divin facteur pour lui chiquer les mollets et que celui-ci, par vengeance, oublie de déposer son précieux fardeau de ma boite aux lettres d'un autre âge...

Grâce à Marie-Laure et sa fabuleuse idée, mon courrier d'aujourd'hui comportait pas UNE mais DEUX cartes postales en provenance de Belgique et Luxembourg, signées par le raffiné, gourmet, esthète et ironique Stéphane de Passion Fusion.
Voilà un homme qui a du goût m'exclamais-je, légèrement perturbée par la débauche de couleurs luxembourgeoise ! Et cette gravure dorée, quelle merveille d'élegance !

Voivi le verso de ces magnifiques oeuvres sans âge...

Où l'on constate que cet homme manie la plume et l'humour aussi bien que ces casseroles...
Oui, je sais, je n'ai pas hésité à dévoiler l'intimité du contenu de ces cartes mais comment résister quand le recto et le verso sont aussi paradoxaux !!

Me voilà donc comblée et rigolarde... Et honteuse également car ma poste gourmande à moi n'est toujours pas partie... Elle attend sagement LE timbre qui l'enverra par delà la frontière... Promis, vu le plaisir que ça m'a fait de recevoir cette gourmandise, j'oblitère demain !

Merci Marie-Laure, merci Stéphane, merci la Poste et el Correo, à vous les studios !

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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /2006 21:12

Emilie de Guess What m'a demandé de répondre au questionnaire farfelu qui se promène en ce moment sur les blogs. Premier questionnaire et première prise de méninges au moment de répondre. Alors voilà, c'est parti.

Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne
"... à la vie simple. Oui, comment. L'amour est passé sur vous comme les rouges incendies...".
Une petite robe de fête, Christian Bobin.
On l'a beaucoup décrié Bobin, on a moqué son écriture simplette, voire illuminée. M'en fous. Ses textes m'éclairent, me poussent à le lire à voix haute, dans le silence de la nuit. Sa simplicité me soigne, à la manière d'un thé fumé brulant un dimanche d'hiver.

Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la télévision ?
Les pubs !! TV espagnole : 15 minutes de pub toutes les 10 mn de programme... Rien de mieux pour apprendre une langue. Rien de pire également !

Sans vérifier, deviner quelle heure il est ?
21h25.

Vérifiez, il est ?
21h26. Ça m'angoisserait presque d'être aussi "raccord" avec l'horloge qui court.

En dehors du bruit de l'ordinateur, qu'entendez-vous ?
Les airs conditionnés de mes voisins (cf.
vue de ma fenêtre), la musique dans le salon, le bruit lointain de la ville.

Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Sortie de la maison ce matin pour le premier jour d'un nouveau travail!
Sortie ce week end à la découverte de la nuit madrilène...

Que portez-vous ?
Un sourire.

Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Le ciel. Et la bougainvillée du balcon qui n'en finit pas de frétiller, de fleurir et de s'étendre !

Avez-vous rêvé cette nuit ?
Heureusement ! Ça m'arrive aussi la journée...

Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Tout à l'heure. Une journée sans rire est une journée foutue. Et si les occasions manquent, on peut toujours rire de soi même !

Qu'y -a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
L'attente... d'un bon coup de peinture ! Un portrait à l'encre fait par mon amie
Nat (et hop, on clique pour aller voir son site !). Je ne sais pas vivre sans. 

Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Ma tête ce matin dans la glace !

Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Pas si farfelu que ça...

Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
La Novia Cadaver (The curse bride) de Tim Burton, dans le train Madrid-Barcelone.

Si vous deveniez multimillionaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
La liberté de ne pas avoir à travailler... La maison de mon enfance, la maison de mes vieux jours, une collection de chaussures, le titre de Miss Monde ! Ça fait beacoup de choses mais bon, je suis multimillionaire donc capricieuse !!

Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore
Je tire les cartes. 

Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
"Changez tout, changez tout, pour un monde qui vaille le coup" dixit Michel Jonasz

Aimez-vous danser ?
J'adore ! Mais à ma sauce... pas envie de répéter des pas appris "par corps". Exception faite du tango que j'adorerais savoir danser. 

Georges Bush ?
C'est le père caché de Paris Hilton non ? Si, si ! Ils ont le même regard vif et pénétrant !

Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Gaïa, si l'homme chéri en était le père.

Et si c'était un garçon ?
Gabriel.

Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Non, jamais... jusqu'au jour où je l'ai fait !

Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Surpriiiiiiiiise !

J'espère que vous ne vous êtes pas trop emmerdouillassés tout au long de ce long long questionnaire... Je passe la main à Hélène, de chez Becky et Liz et à Audrey et ses speculoos !

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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /2006 00:56

"Abandonnés, a-ban-do-nnés" chantonnais-je en rallumant mon ordinateur après ces dix jours de vacances... Bon, en même temps, cette courte absence a du passer inaperçue me reprenais-je in petto, faut tout de même pas croire que la blogosphère se soit sentie a-ban-do-nnée parce que tu n'as rien écrit pendant même pas deux semaines, sussurais-je à mon ego euphorique !

Bon mais j'avoue, vous, vous m'avez manqué ! Me voilà donc rentrée de Lisbonne et de Madrid. Promenades enchanteresses dans Lisbonne, guidée par Elvira qui avait eu l'extrême gentillesse de me donner des adresses bien sympatiques et redecouverte de la capitale espagnole, guidée cette fois par l'Homme chéri qui y vécut quelques années.

Bref, tout ça pour dire que le temps de défaire mes valises et de commencer un nouveau boulot dès demain et je poste un premier billet très vite, qui sera d'ailleurs la réponse au questionnaire farfelu que la charmante Emilie m'a envoyé. A bientôt et merci d'être là, simplement !

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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /2006 19:48

J'arrive un peu à la traine pour Cléa et ses tartines mais comme dit le fameux proverbe, mieux vaut tard que jamais !

L'idée c'est d'abord de se faire livrer un poulet rôti un dimanche (ben oui, quand on est en plein dans les cartons, Mister Pollo asado c'est pratique non ?), poulet qui sera accompagné de brochettes de foies de volaille. Alors là, je sais, le monde se divise en deux : ceux qui aiment, ceux qui détestent. Mais que voulez-vous, je suis bien consciente de ne point faire l'unanimité sur ce coup là, pis moi j'aime ça !

On fait griller une fine tranche de pain de mie de laquelle on aura enlevé les bords, on tartine ad'une légère couche de moutarde au miel et au curry (j'avoue, je l'ai acheté pour le contenant... pensant que le contenu s'apparenterait plus à une banale Savora... mais pas du tout, agréable surprise !), on répartit les foies de volailles coupés menus menus, on ajoute un p'tit filet de vinaigre de framboise ou de Xeres et on parsème avec des rondelles d'oignons nouveaux... Et on obtient ça :

J'aime beaucoup le mélange moelleux croquant, et le goût épicé qui vient réveiller la suavité des foies de volailles ! A présenter aussi version amuse-bouche en petits carrés, en rajoutant quelques pignons grillés...

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Dimanche 17 septembre 2006 7 17 /09 /2006 15:16

Voici pour Anne de Papilles & Pupilles qui a eu cette merveilleuse idée de partage de points de vues, images du monde ! Coordonnées : Barcelone, centre ville (08003) - Catalunya - España.
J'ai pris ces photos un soir durant les violents orages qui ont tourneboulé la Catalogne cette dernière semaine. Les fenêtres de l'appartement (enfin les plus jolies) donnent sur un balcon qui donne lui-même sur une petite cour. Avant, nous avions une résidence pour personnes du 3e âge, voire du 4e. Assis dans leurs fauteuils en rotin, nous les contemplions de l'autre côté et les soirs de blues (genre les dimanches soirs), je me disais que je faisais face d'ores et déjà à mon avenir...
Ils nous ont enlevé nos vieux, ont fait des travaux à n'en plus finir (ah le bruit du marteau piqueur à 8h03 en plein mois d'août quand vous dornez le fenêtre ouverte!!) et les ont remplacé par de fringuants graphistes ou autres qui bossent à pas d'heure, fument leurs clopes dans le cour et télephonent à leur "novia" pour dire qu'ils seront en retard. Moi je les trouve assez mignons comme chantait
Barbara si seuleument ils pouvaient éteindre leurs airs conditionnés qui - en plus de défigurer la cour - turbinent toute la nuit et me donnent l'impression de dormir à côté d'un mini camion poubelle !

Question intimité, l'Espagne, c'est pas la championne du monde !! Comme vous le voyez plus bas, en plus du linge qui pend - je vous ai fait le cliché du Sud - nous sommes entourés par d'autres habitations et au rez-de-chaussée par une école de je ne sais quoi... Ahhh, le merveilleux bruit des adolescents à l'inter-classe (qui se déroule sur le balcon), leurs rires légers, leurs cris fabuleux, leurs plaisanteries fines...

 Nous avons la chance d'habiter un ancien immeuble (una finca regia) à la hauteur de plafond incroyable, aux carrelages magnifiques et aux murs aussi épais que deux feuilles de papier à cigarette collées ensemble... Disons que j'entendais le bruit des draps de ma voisine quand elle se retournait dans son lit... Je crois que depuis, elle a changé sa chambre de place !

En dépit de ce manque d'intimité auquel finalement on s'habitue et malgré mes "plaintes", j'aime mon balcon qui me suspend entre ciel et terre, me confronte à mon passé et à mon avenir, me réconforte les nuits d'insomnie qund je vois d'autres fenêtres allumées... Il m'offre l'ndispensable : le ciel, dont je suis les évolutions avec bonheur. Parfois, la nuit, la lune apparaît juste derrière la rambarde et illumine ma chambre d'une clarté surprenante qui me fait oublier que je vis en pleine ville.
Et puis, au-dessus des cris et des bruits, il y a cette chose merveilleuse : le Conservatoire du Liceu (l'Opéra de Barcelone) a élu domicile dans le bâtiment qui donne sur le coin de la cour. Nous sommes bercés par les répétitions et la semaine se déroule au rythme des différents instruments et chant.
Si vous passez par Barcelone, venez prendre le café et partager avec moi ces vues de fenêtre !!


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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /2006 16:50

"- Alors ? demanda Salvatore Piracci
- Je vais chercher des arancini, répondit Angelo. Installe-toi.
Les deux hommes s'étaient récemment découvert cette passion commune. Ils raffolaient de ces petites boulettes de riz rebondies et fondantes, pleines de mozzarella et de ragoût à la viande, qu'Angelo appelait des seins d'ange. Le matin même, il en avait  trouvé chez un nouveau marchand et il se faisait une joie de les faire goûter à son hôte."
Laurent Gaudé in Eldorado.

Comment résister ? D'abord, comment résister à Laurent Gaudé. Trois livres déjà qui m'empoignent et m'enchantent. Une écriture acérée, simple (oui, c'est une qualité), juste, rugueuse et infiniment poétique. L'écriture de Laurent Gaudé me dépouille l'âme pour la mettre à nu. Voilà, c'est dit.
Ensuite, comment résister aux "arancini" décrits ? Moi, je n'ai pas pu... Au milieu de la nuit, après avoir refermé le livre, je pensais à cette recette sicilienne et m'endormais en faisant la liste des courses ! Toutefois, j'ai délaissé le ragoût de viandes pour ne me consacrer qu'à la mozzarella...

Il faut d'abord faire un risotto. Moi j'ai choisi de faire un risotto au safran en suivant la recette parfaite de AnneE de Station gourmande.
Une fois le risotto fait et tiédi, il va falloir façonner les arancini... Tout d'abord, découper en morceaux pas trop gros une boule de mozzarella. Ensuite, mettre dans une main un peu de risotto, l'aplanir, déposer un morceau de mozzarella au centre, rajouter du risotto et former une boule. Et c'est pas forcément facile du premier coup mais on s'en sort. Par contre, je voulais faire des boulettes... et j'ai plutôt obtenu des boules voyez-vous ! Impossible de façonner petit...

Une fois toutes les boules façonnées, les rouler dans un oeuf battu puis dans de la chapelure. Vérifier que les boules sont bien enrobées de toute part. Les faire frire dans une poêle une dizaine de minutes environ.

Servir avec une simple salade de roquette aux pignons grillés... Quand on tranche l'arancino en deux, voilà ce que ça donne... le fromage s'écoule lentement...
Merci Mr Gaudé qui me nourrit l'âme et le corps désormais !! Mais vu la taille de ces arancini, au lieu de "seins d'ange", nous, nous les avons appelé "cougnettes de Jupiter" qui lui n'a pas besoin du
Wonderman (n'est-ce-pas Miss Confit c'est pas gras) !

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Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /2006 19:38

Je présente d'ores et déjà toutes mes excuses à ceusses qui ont le courage d'être au régime et dont je ferais bien de suivre l'exemple... Le vrai nom de ce dessert est "Trifle je m'en fous la saison du maillot est terminée" !

Alors voilà, je suis tombée dans le livre des Trifles de Trish l'english aux mille délices et son banana toffee m'a fait le coup de l'oeil doux ! J'ai un peu dévié de la recette originale notamment en rajoutant du rhum (d'où le enrhumé du titre !), ce qui fait que le deuxième nom de ce trifle est "Trifle torche tête"...

Pour 6 trifles en verrines, il nous faut donc :
- 6 petites bananes
- un pot de dulce de leche
- biscuits spongieux
- crème fraîche liquide
- sirop de macadamia
- rhum vieux
- décoration au choix

On procède donc comme suit : tapisser le fond des verrines de biscuits (j'ai utilisé des melindros espagnols recouverts de chocolat sur une face), imbiber de rhum. Recouvrir de rondelles de banane et napper de dulce de leche (qu'on peut faire soi-même en faisant bouillir un pot de lait écrémé sucré pendant 3 heures). Remettre  un demi biscuit et l'imbiber à nouveau (hips !). Monter le crème en chantilly en y ajoutant le sirop de macadamia (merci Mister Monin et bravo Monsieur Siphon). Terminer par une couche de cette chantilly.

Pour la décoration, ajouter au centre un petit peu de dulce de leche qui va coller les groseilles ou autres perles de chocolat, amandes effilées... c'est vous qui voyez !


Pas pu résister au gros plan... Et à la question cruciale "mais est-ce que c'est bon ?", je ne saurais répondre pour l'instant... Vous avez l'avant-première ! Au moment où vous lisez ces lignes, nous serons certainement en train de les déguster avec les amis chez qui j'apporte ces "trifles to take away". Je vous tiens au courant après la dégustation...

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