Attention, ne nous méprenons pas ! L’article défini « la » n’a rien de péjoratif. Disons qu’en plus de m’offrir un jeu de mots à pas cher, il me permet d’utiliser la syntaxe catalane... Ici, on appelle, interpelle les personnes en les préfixant sans vergogne : La Mercé, El Jordi, etc. Ce qui sonnerait définitivement campagne chez nous (as.tu vu le Marcel ?) sonne ici résolument urbain (has visto a la Marta ?).
J’ai donc reçu enfin cette semaine « Ma petite robe noire et autres Recettes » de Miss Trish. Je crois que c’est une chose de ma vie parisienne que je regrette : la librairie du coin de la rue, celle où je passais quand bon me semblait pour choisir au gré des humeurs un roman, un livre de cuisine... L’imprévu livresque n’est plus de mise, il me faut désormais commander et attendre patiemment !
En feuilletant les sublimes pages, je me suis arrêtée sur « Gâteau aux pistaches, chocolat blanc, poires et cranberries ». Divin hasard ! Cette semaine, m’éloignant de mes quartiers habituels de promenade, j’avais découvert une boutique tout en long qui recélait de produits qui je cherchais depuis des mois en vain. J’achetais illico des pistaches épluchées non salées et des cranberries séchées, en attendant d’y retourner avec un caddie à roulettes. Ça peut paraître idiot de ne pas trouver des pistaches natures mais je jure que c’est vrai ! On ne parle même pas des pâte de pistache et autres produits élaborés qui me font pleurer d’envie quand je lis vos recettes.
Je retranscris la recette que j’ai – une fois n’est pas coutume – suivie à la lettre :
- 150g de farine
- 150g de beurre bien ramolli
- 150g de sucre en poudre
- 1 c. A café de levure chimique
- 100g de chocolat blanc coupé en morceux (ou 100g en pépites si vous en trouvez)
- 50g de pistaches émondées
- 25 g de crandberries séchées
- 1 poire pelée et coupée en dés de 2 cm environ
Première étape : battre une minute environ la farine, le sucre, le beurre, la levure et les oeufs.
Deuxième étape : ajouter la poire, le chocolat, les pistaches et les crandberries.
Troisième étape : faire cuire 50 mn au four à 180ºC qu’on aura préalablement préchauffé.
J’ai fait cuire un peu plus longtemps et la prochaine fois je diminuerai un peu la quantité de beurre. Sinon, je suis toute fière parce que mon gâteau ressemble vraiment à celui de la Trish... sauf que sur sa photo à elle, tout n’est pas tombé dans le fond mais se repartit harmonieusement... Je le savais que j’aurais du fariner les pistaches et les crandberries !!!
Allez, pour me consoler, je file m’acheter une p’tite robe noire, na !

Mais qui c'est donc cette Vierge au Pilier qui est devenue la Sainte Patronne de l'Espagne ? Alors, en l'an 40 après JC, l'apôtre Paul pleurait de chaudes larmes au bord de l'Ebre, à cause de ses satanés ibères qui rechignaient à se convertir, Olé ! Et là, pendant qu'il abreuvait la terre fertile de ses pleurs dépités, PAF (apparement y'a une pub en France qui fait fureur avec cette onomatopée, qu'on m'explique, qu'on me renseigne, merci!), PAF disais-je, la Sainte Vierge lui apparaît sur une colonne de marbre et lui dit "arrête de chialer mon Paulo, tout ça va s'arranger, je te promets, je te jure, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, continues à prêcher et la foi ne viendra point à manquer". Et donc, l'Espagne devient et reste un pays fort catholique. Pour célèbrer cette apparition, une magnifique
Mettre ensuite la pâte dans un saladier huilé en la retournant plusieurs fois, couvrir d'un film plastoc et laisser monter 1 heure et demie. Transvaser la pâte sur ne surface farinée en la travaillant au poing (tu vas avouer oui !). Faire 3 boudins et former une tresse. Poser la brioche sur une plaque légèrement huilée, couvrir d'un linge humide et liasse reposer 30 minutes. Une fois de plus ça a du doubler de volume...
Ensuite, on saupoudre de sucre glace, et devant le résultat, on s'imagine être revenu quelques décennies en arrière... et on entame ce petit dialogue avec sa meilleure amie, qui comprenant que vous êtes en train de fondre un fusible, vous suit gaiement dans cette voie :
Après la phase imaginative, nous voici donc la pratique ! On commence par faire les pancakes avec 250g de farine, 30g de sucre, 2 oeufs, 1 sachet de levure, 65g de beurre, 1 pincée de sel et 3dl de lait (recette trouvée chez marmiton.org). Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter de la fleur d'oranger... On mélange le tout et on laisse reposer minimum une heure au frigo...
C'était simple et efficace. Trop peut-être... J'ai voulu ajouter une pointe de raffinement... Toute enthousiaste j'étais à l'idée d'agrémenter mes sablés d'un fin glaçage à la rose... Me voilà en train de mélanger un blanc d'oeuf, du sirop à la rose et du sucre glace, et je touille, et je rajoute du sucre, et je touille et je rajoute... et la sucrière est vide ! Et mon mélange pas assez consistant... Ça m'apprendra à vouloir être raffinée un dimanche, par 35ºc ! J'ai quand même nappé mes sablés... Et finalement, ce n'est pas si foiré que ça ! Ça se grignote même très bien.. Un sablé à la rose, un bout de pastèque, un sablé à la rose, un bout de pastèque... ad lib !
Vous dites ?